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TENNESSEE BERDAT
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Le Nouveau Monde

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Chers Outsiders, 

Maintenant que mon arrivée dans la jolie ville de Moncton n’a plus aucun secret pour vous, je pense qu’il est temps de passé à au vif du sujet!  

Le premier mois suivant notre arrivée a été consacré pour la majeure partie à tout ce qui concernait l’administration et la découverte. 

Ouverture de compte en banque, changement de permis, inscription au lycée pour mon frère et ma soer,  mise à jour des CV, acquisition d’une voiture, visite chez l’assureur, premier contact avec un agent immobilier, rendez-vous avec les différents organismes liées à l’immigration tel que le MAGMA et le CAFI, et j’en passe.
- “Ca en fait des choses à faire!”.

Une étape à laquelle personne n’échappe je suppose! 

Dans l’ensemble tout s’est plutôt bien passé. Je vous avoue que je suis encore étonnée de l’efficacité des services publics canadiens!
J’ai mis un peu moins d’une heure pour échanger mon permis Italien contre celui du Nouveau Brunswick. 
J’avais fait la même requête en France, quelques mois plus tôt, en rentrant d’Italie… Ma demande a été acceptée après une période d’attente de 8 mois…
- “Encore une énième démonstration de la redoutable efficacité des services publics français!”. 

Et puis il y a tout ce qui a trait de près ou de loin à la découverte :
- “Ce moment où vous devenez les touristes que vous détestiez jusqu’à présent sur la route, perdus et lents, sur lesquels vous pestiez encore pas plus tard que le mois dernier sur la Cote d’Azur !”. 

Commence alors la visite en voiture des quartiers de la ville. 
- “A pied?! Avec le froid qu’il fait?! Non mais ça va pas non!”.

Et l’exploration des endroits les plus réputés des alentours sur lesquels vous vous étiez renseignés avant de venir. Tel que le centre commercial Champlain, connu pour être le plus grand de la province, la rivière chocolat…
-“Qui ressemble en hiver plus à une énorme coulée de boue qui vient de congeler  qu’à une rivière d’ailleurs!».
Ou encore la ville de Shediac et son très célèbre homard géant!

Deux choses me viennent alors à l’esprit par rapport à notre “installation”. 

La première: 
Déménager, que ce soit dans la ville voisine, ou dans un autre pays, coûte en soi une petite fortune!
Jusque là, je ne vous apprend rien! 

Je pense d’ailleurs que c’est la période d’installation qui nécessitera la vente d’un rein, d’un oeil et, au passage, du bras de votre conjoint!
- “Pour le meilleur et pour le pire, il vous l’a promis!”.

Quand on arrive on dispose des informations capitales. 
- “Enfin je l’espère!”. 
Mais on reste des débutants dans un pays qui n’est plus le nôtre, avec une culture qui n’est plus la nôtre et des habitudes qui ne sont plus les nôtres.

Rien n’étant infaillible et même si la Province dispose d’un grand nombre d’outils utiles à l’intégration et l’installation des nouveaux-arrivants, nous sommes directement exposés à un grand nombre d’erreurs de parcours, plus ou moins graves, plus ou moins onéreuses…
- “…Qui vous reste là où je pense, pour rester polie, quand vous y repensez!”. 

Passer professionnels dans la catégorie nouveaux-arrivants prend du temps, et représente un apprentissage constant! Malheureusement, c’est durant la période d’installation qu’il nous faudrait plus que jamais être épaulé. 

Quand j’énonce un problème, je propose souvent une solution!
Du coup, je me disais qu’il aurait été génial d’avoir un “guide” d’installation à proprement parler! Une personne en chair et en os, qui vous aiderais dans chacune de vos tâches en vous conseillant le premier mois suivant votre arrivée.

Une sorte de cours accéléré sur les coutumes, les habitudes et les modes de consommation locales en temps réel qui favoriserais l’intégration et limiterais les dépenses liées à l’inconnus des nouveaux-arrivants.
- “A bon entendeur!”.

C’est vrai que les associations sont là pour ça, mais souvent, en arrivant, on a plutôt envie d’explorer tout seul ! A tort peut être ! 

Par exemple, l’achat d’une voiture! 
On avait loué une voiture à Montréal pour effectuer le trajet jusqu’à Moncton. Notre contrat de location arrivant à son terme, il devenait urgent d’acheter un véhicule.
Débrouillard et habitué…
- “On disposait de 6 voitures en France!”.
Mon père effectue ses recherches! Dans notre famille, c’est lui le chef de l’exploration, de la comparaison et des trouvailles qui vous donnes une idée du marché.

Premier constat choquant : les différences de prix considérable entre un concessionnaire certifié et un concessionnaire privée. 
Un bas prix n’étant pas toujours synonyme de qualité, nous avons opté pour un concessionnaire certifié. 
- “Je pense qu’en ce qui concerne les voitures, tout le monde est d’accord pour dire, qu’on préfère souvent mettre plus sur la table et être tranquille… (Euh, ouais, enfin ça depend combien! ) …que se retrouver avec une voiture qui nécessite des réparations tous les deux jours”. 

Ce qui n’est pas forcément vrai ici! Chose que vous ne découvrez qu’après malheureusement! -”Mieux vaut tard que jamais, n’est-ce pas!”.

Je reste donc convaincue que notre première voiture, ou notre premier char, comme on dit ici, nous a couté une fortune considérable!
Mais le pire, fut le montant demandé pour un petit boitier qui avait pour fonction de protéger la voiture de la rouille, qu’on a bien sûr acheté !
- “Des débutants, je vous dis!”.

Tout était nouveau pour nous: La neige, le sel et les routes. Et toutes personnes avec quelques notions de chimie savent que le sel est extrêmement corrosif et particulièrement nocif pour la carrosserie de vos chers voitures. 
- “Elémentaire, mon cher Watson!”.

On a donc simplement préféré jouer la carte de la sécurité… 
En apprenant quelque mois plus tard, en discutant avec des locaux, qu’ici tout le monde fait traiter sa voiture contre la rouille chez Rust Check chaque année en début d’hiver, pour la modique somme de 150 dollar environ (taxes comprise).
- “Si c’est un canadien qui vous le dit, c’est la meilleure chose qu’il vous reste à faire!”.

Mon but ici n’est pas dénoncer le vendeur professionnel qui fait sûrement très bien son travail!  
- ““Business is business”, comme on dit”.

Mais de mettre l’accent sur toutes ces petites choses qu’il est utile de savoir et qu’on ne sait pas forcément, et qui vous permettent très souvent d’éviter de dépenser des fortunes quand d’autres alternatives existent!

Mon deuxième point attrait plus à la communication. 

Là où Moncton n’a plus de secret pour les locaux, on ne peut pas en dire autant d’un nouvel arrivant ou encore d’un simple touriste. 

Avoir accès aux différentes activités qui se trouvent dans les alentours peut devenir un vrai parcours du combattant!
- “C’est en tout cas mon avis! Vous me direz ce que vous en pensez!”.

Il nous est arrivé de tourner pendant plus de 20 bonnes minutes en cherchant une boutique, un festival ou un sentier de marche pour finalement se rendre compte qu’on était passé devant au moins une bonne dizaine de fois sans s’en rendre compte.
- “Les boulets quoi!”.

Plus sérieusement, quand on ne sait pas, on ne peut pas deviner! 
La difficulté ici, selon moi, c’est qu’il est tout simplement considéré comme inné ou implicite quelque chose qui s’acquiert.
- “En même temps, c’est normal beaucoup ont grandi ici! Malheureusement c’est pas mon cas!”.

- “Est-ce que vous iriez, vous, vous aventurez sur un chemin que vous n’avez jamais vu de votre vie, quand il fait -24 en ressenti, et que vous n’avez absolument aucune idée d’où ce dernier vous mène?!”.
- “Si oui, vous êtes courageux. Mais moi je ne suis pas suicidaire!”.

Je pense qu’on découvre une ville par l’intermédiaire de principes de base de communication: des panneaux de signalisations, des enseignes, des informations claires et compréhensible à tous! Et que cette communication favorise la croissance économique! Il y a tant de belles choses à voir et à faire ici!  

Seulement si on énonce pas clairement aux consommateurs où consommer, croyez-vous vraiment qu’ils auront la patience de chercher?!
Alors évidemment il y a déjà des consommateurs, les habitués! La question qui se pose alors relève du nombre de consommateurs à côté desquels on passe par manque de communication.

Dire qu’à Moncton il n’y a rien à faire serait mentir! 
Mais je trouve sincèrement que l’information est très loin d’être accessible et clair pour tous! 

Et ça représente pour moi l’une des plus grosses difficultés au niveau de mon intégration en tant que nouvelle arrivante!
Sans expérience, sans vécu et surtout sans connaissance, il est difficile d’avoir accès à des activités qui auraient pourtant été très utiles à mon acclimatation, qui se serait surement effectuée plus rapidement!

Mais j’y travaille! J’ai déjà découvert tellement de choses! 

Je vous dirais tout!

Bonne journée les amis! 

Tennessee


Tout le monde au Zoo!

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Le vilain petit canard

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