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TENNESSEE BERDAT

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Bienvenue au Canada

Bienvenue au Canada

Chers Outsiders, 

Pour être tout à fait sincère avec vous, je vous avouerais que je ne sais pas trop par où, ou même par quoi commencer. Je suis très excitée à l’idée d’écrire un blog sur mon expérience en tant que nouvelle arrivante et paradoxalement, ça me terrorise! 

Tout ceci étant dit, je pense que je vais simplement commencer par le début: le jour ou tout à commencer!

Je suis partie de Nice le 18 décembre dernier. 

Je vous épargne les “au revoir” larmoyants, hauts en couleurs et fort en émotions courant lors d’un déménagement, que l’on a tous plus ou moins vécu à sa manière, et qu’il est absolument contreproductif de ressasser!

Nous voici donc tous les cinq (ma mère, mon père, mon frère, ma soeur et moi) à l’aéroport. Tous fin prêt (ou pas) pour la grande aventure. Chargés comme des mulets! (Sinon ce n’est pas drôle.) Accompagnés de notre dizaines de valises, d’autant de bagages à mains, et de nos deux chats!

- “Je vous laisse imaginez le tableau, qui devait être assez comique vu de l’extérieur en y repensant!”.

Déménager à 9000km de l’endroit où l’on vit devrait figurer en tant que sport international. Autant vous dire qu’il faut être musclés et qu’en une journée j’ai dû perdre au moins deux kilos! 

Nous avons d’abord fait escale à Paris pour finalement rejoindre Montréal. 

Une fois sur le sol canadien, nous devions nous arrêter 4 jours à Montréal, avant de prendre la route pour Moncton: Une sorte de vacances bien méritées!

Il faut savoir que notre famille est toujours très chanceuse! Et bien entendu, c’est ironique. Il était donc presque évident que notre arrivée à Montréal se ferait simultanément avec l’annonce d’une période de grand froid.
- “Comme si elle avait attendu patiemment notre arrivée… Quelle courtoisie!”.
Les -15°C, ressenti -30°C?! On ne savait même pas que ça pouvais exister! Et vous savez quoi?! Ca pique!

Nous avons donc passé le premier jour de notre séjour à arpenter les boutiques de la ville afin de s’équiper! Gants, bonnets, chaussures, et gros manteau! Il est impossible de survivre à l’hiver canadien sans certains essentiels. D’autant plus, si vous venez d’un pays, où lorsqu’il fait 5°C, pour vous, c’est déjà la Sibérie! 

En plus du grand froid, une tempête de neige était prévue quatre jours plus tard.
- “Je n’exagérais pas quand je vous parlais de notre chance légendaire”.
Niveau cadeau de bienvenue, on se pose la!
En même temps je vous l’accorde déménager au Canada en plein hiver ça relève quand même un peu du masochisme! Mais c’était voulu. Et croyez le ou nous, ça ne nous a pas empêché de garder le sourire!

Nous avons donc décidé de prendre la route un jour plus tôt. Dix heures plus tard, nous étions à Moncton!

Le voyage dans l’ensemble c’est plutôt bien passé. Je dois dire que c’était un peu long… surtout vers la fin. J’avais vraiment hâte d’arriver!

Déménager au Canada n’a pas été mon choix, mais plutôt celui de mes parents. 
Pour être tout à fait honnête, je ne savais même pas que le Nouveau-Brunswick existait avant d’arriver ici! J’ai simplement suivi le mouvement en pensant qu’il s’agissait d’une opportunité de découvrir une autre culture, de vivre une autre expérience, et que ça ne pouvait qu’être bénéfique pour moi! 

Puis, il faut dire qu’il est bien plus facile de sortir de sa zone de confort en famille que de le faire seul… Alors j’ai pris la balle au bond.

Malgré ma curiosité maladive et croyez-moi j’en suis encore étonnée, je n’ai jamais chercher à savoir à quoi Moncton pouvait ressembler. D’une part, parce que j’avais profondément la trouille de savoir ce dans quoi je m’embarquais. On sait très souvent ce qu’on laisse, mais pas spécialement ce qu’on va retrouver. Mais aussi, pour garder une part de surprise et surtout d’enthousiasme dans ce changement de vie. 

- “Je suppose que vous vous demandez maintenant quelle à été ma réaction en arrivant ici?”.

L’angoisse! Je me souviens avoir regarder ma mère et dit «De tous les endroits qu’il pouvait y avoir sur terre, tu nous emmènes vivre dans une zone industrielle?!». Que voulez-vous, à nous les enfants, il nous faut toujours un fautif… Dans notre famille, c’est toujours ma mère!

- “Brutal comme arrivée n’est-ce pas?!”.
J’admet que j’ai été peut-être un peu dure. Disons donc que j’ai été à mauvais école! 

J’adore l’architecture et l’histoire. J’aime les couleurs, les formes des bâtiments, les décorations sur les façades, le béton, les briques et les petites rues pavés. Marcher la tête en l’air, dans les rues vielles de deux cents ans, en observant les immeubles, et en imaginant les gens qui des siècles avant moi foulaient déjà ces mêmes rues. C’est là tous le charme d’une ville pour moi!

Or je dois dire qu’en arrivant ici, à première vue, j’ai vu beaucoup de blanc! Mais j’ai trouvé du charme nul part!
- “Excusez moi monsieur, mais ça se trouve dans quel magasin?!”.

Des fils électriques à la vue de tout le monde (qui ont soit-dit en passant leur “pourquoi” avec presqu’un an de recul), des monticules de neige à droite et puis à gauche, de la boue, et des blocs… C’est tout ce que je voyais sur le moment. 

Et puis, Je cherchais désespérément le centre ville… Ah! Le centre ville! 
- “Les boutiques, les avenues, les cafés et la vie, c’est par où monsieur?”. 
- “Ben alors, ma petite dame, il faut se regarder autour!”.
Là était tout le problème! Je ne faisais que ça “regarder autour”!

- “Mais alors, que diable, fait-tu encore ici?”.

C’est une question que je me suis posée plus d’une fois. Et la réponse est très simple:

Sincèrement?! J’ai pas fait 9000km et laisser derrière moi tous ce que j’avais pour repartir d’ici sans rien! Et puis, pour tout vous dire, tout compte fait, je n’ai même pas l’intention de partir d’ici! 

Alors oui, c’est vrai, je ne vis plus sur la côte d’Azur ou à Milan! Mais, je pense qu’il faudrait être fou pour ne pas voir les opportunités et la chance qu’on a d’avoir accès à ces dernières! 

Bien évidemment, pour s’en rendre compte, il faut prendre un peu de recul!
- “Genre, trois, quatre mois de recul!”.

Ceci dit, c’est pas rose tous les jours. Ma maison, ma vie et mes habitudes me manque! Comme a vous tous, je suppose. Mais j’ai décidé de donner une chance à cette ville! 

Ca fait maintenant presque un an que je vis ici. Et je suis toujours sur la voie de l’adaptation. Il y a des jours qui sont plus facile que d’autre. Des jours où on s’en irait pour rien au monde. Et d’autres où on a qu’une envie c’est de faire ses valises et de sauter dans le premier avion sans même regarder la destination.

Mais une chose est sur: Moncton a su marquer des points dans son camp! Et je peux vous dire que cette ville commence même à avoir un certain charme!

Bonne journée les amis!

Tennessee


Le vilain petit canard

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L'enfant du soleil

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