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TENNESSEE BERDAT
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Réapprendre à "faire son épicerie"

Réapprendre à "faire son épicerie"

Chers Outsiders! 

Aujourd’hui la question du jour c’est comment faire ses courses. 

Je vous l’accorde ça peut paraitre un peu basique comme sujet… Mais lorsque l’on vient d’arriver, les premiers temps surtout, “faire son épicerie”, comme on dit ici, peut rapidement devenir un parcours du combattant.

Avant de vous dire où faire vos courses, il faut que je précise plusieurs points : 

J’ai lu souvent, que ce qui pouvait être difficile pour des chefs de famille, mère ou père, en arrivant ici, c’est de devoir changer ses habitudes: en France, en tous cas, mais dans de nombreux endroits que je connais aussi en Europe, on a souvent un supermarché courant, et un autre qu’on utilise parfois pour certaines courses.
Puis, en général, les prix se tiennent à quelques centimes près la plupart du temps sur les produits courants. 

Les amis, je suis au regret de vous apprendre qu’il va falloir changer ces habitudes!

Evidemment, si vraiment vous y tenez, vous pourrez n’avoir qu’un seul supermarché de référence comme c’était le cas dans votre pays d’origine, bien que je ne sois pas sûre que votre porte monnaie apprécie très longtemps!

J’imagine qu’à ce moment précis vous êtes entrain de vous demandez si tout compte fait les Maldives ne serait pas une bonne idée…
- “Sincèrement je le ferais aussi!”.

Tout ceci pour dire que le but de cet article n’est pas de vous effrayez…
- “Ca va être horrible, tu verras, une galère… La vérité, je crois que t’as jamais vu ça!”.
Plus sérieusement mon but ici c’est de vous aider par l’intermédiaire de quelques informations utiles dans votre démarche et de rassurez les plus inquiets d’entre vous. 
- “On souffle et on inspire!”.

D’ailleurs si vous avez besoin de conseils ou si vous cherchez un produit en particulier n’hésitez pas à me contacter… Si je peux vous aider je le ferais! 
Puis si certains d’entre vous, mes très chers lecteurs, pensent à d’autres astuces, qu’ils n’hésitent surtout pas à partager leurs expériences!

Je vous donne donc mon avis tout en ayant bien conscience que les goûts et les couleurs ne se discutent pas et que les habitudes de consommation varient en fonction des ménages. 

Le meilleur conseil que je puisse vous donner reste donc d’aller explorer par vous-même chaque magasin qui croisera votre route. Créez-vous un panier type, achetez, puis comparez. Il n’y a que de cette façon que vous trouverez votre équilibre! 

J’ai conscience que c’est un processus onéreux les premiers mois, mais vous pouvez me faire confiance vous serez gagnant au final! 

Vous l’aurez surement compris, si vous faisiez vos courses dans un seul magasin dans votre pays d’origine c’est une habitude qu’il va falloir perdre en arrivant ici!
Le secret? C’est de toujours se tenir au faite des offres promotionnelles et de comparer les prix. 

Sur ce modèle, nos courses à nous se déroulent toujours de cette manière: On commence en règle générale par passer à l’Atlantique Store, puis on se rend à Sobeys et pour finir on fait le complément au Dollarama situé à coté du Champlain Mall. 

J’imagine que dit comme ça, une chose pourtant si simple peut paraitre très compliquée. Mais dites-vous bien que si vous passiez 3 heures à faire les courses à Auchan, entre le monde, le passage de tous les rayons et puis celui en caisse. Vous y passerez exactement le même temps ici en changeant trois fois de magasin, si ce n’est moins!
- “L’avantage? Vous aurez le privilège de prendre un bon bol d’air frais (surtout l’hiver…) entre chaque!”.

L’Atlantique Superstore pourra ainsi vous paraître hors de prix lorsque vous confronterez ces derniers avec exactement les mêmes produits disponibles au Sobeys. Et vice-versa! (voir le détail plus bas au sujet des enseignes).
D’où toute l’importance de la comparaison, et par conséquent le faite de “faire son épicerie” auprès de plusieurs supermarchés simultanément!

En France, ma réponse aux écarts de prix dans différentes grandes surfaces était toujours la même: “De toute manière, je dépenserais plus d’essence pour m’y rendre que ce que j’économiserais en achetant le produit là-bas!”. 

Sauf qu’ici le prix de l’essence n’est, d’une part, pas le même et puis surtout vous remarquerez très vite que le terme “promotion” n’a pas non plus le même sens que celui pratiqué en Europe. 

Ainsi, mon père rentre souvent des courses avec 8 bouteilles de Coca-Cola…
- “Ouais, on est des gros consommateurs de Coca!”.
Qui n’était, soit dit en passant, pas du tout prévu sur sa liste parce que la bouteille était à moitié prix! Sur le même principe, il n’est pas rare qu’il vide littéralement le rayon de dosettes à cafés car ces dernières sont à 5,99$ au lieu de 9,99$!
- “Désolé pour ceux qui passent après!”.

Faire des économies est donc bel et bien possible. Et si vous êtes assez méfiants de nature, sachez que les offres promotionnelles n’ont absolument rien de louche, il s’agit simplement d’une autre manière de faire du Marketing.

La seule exception qui confirme la règle se trouve au niveau de la viande. Lorsque vous voyez des barquettes de poulet à moitié prix, ayez le réflexe de regarder les dates d’emballage et de péremption pour éviter les mauvaises surprises! 

Inversement, vous rentrerez surement à la maison avec deux ou trois produits en moins parce qu’ils vous semblaient trop chers, décidant d’attendre patiemment que le supermarché propose une promotion dessus!

Tout réside dans l’adaptation, la flexibilité et les alternatives!

Si vous étiez habitués à acheter de la salade en sachet par fainéantise, vous prendrez maintenant l’habitude de l’acheter brut, de la nettoyer et de la décortiquer vous même.
- “Au boulot, les amis!”.

Ainsi une boule de laitue vous coutera 1$ contre une laitue en sachet à 5$. 
Les produits préparés ou modifiés vous coûteront automatiquement plus chers que ceux bruts et ce même s’il s’agit de la même substance… En fait, beaucoup plus qu’en Europe! 

Allez voir le prix des champignons vendus en gros et ceux déjà découpés, je suis certaine que ça vous fera sourire! 

En ce qui concerne les produits d’exportation, vous aurez sûrement une crise cardiaque en voyant le prix de certains produits!
- “Rappelez vous, on inspire et on souffle!”.
Bien que ce ne soit pas une généralité en soit. 

Puis c’est une loi qui fonctionne dans un sens comme dans l’autre: si vous étiez habitué à acheter des produits Nord-américains une fortune dans votre pays d’origine, vous serez agréablement surpris en voyant leurs prix de vente ici.

Nous sommes par exemple de gros consommateurs de pain… Nous en mangions en France à raison de 3 baguettes par jour ce qui représentait 3,10€ chaque jour. 
Une baguette coûte ici entre 3$ et 5$! Nous avons donc pris l’habitude de le faire nous-mêmes.

Ce qui reste assez rare et cher dans les environs c’est le fromage et les produits laitiers. Pour un Caprice des Dieux vous devrez ainsi compter 8$…
- “Tu parles d’un caprice!”.
En parlant de fromage, vous en trouverez des excellents à Quebec!

Les choix en yaourt sont aussi assez limités car les réglementations sur les produits laitiers ne sont pas les mêmes qu’en Europe. 
La solution: faire vos propres yaourts!
- “Oui, je sais… Ca prend du temps! Mais voyez les choses du bons côtés, au moins vous saurez ce que ce dernier contient!”.
Mon père nous fait souvent des mousses au chocolat et des crèmes caramel. 
- “J’adore mon père!”.

Pour revenir à nos moutons… Vous devez surement vous en douter, le marché et les modes de consommations varient en fonction du pays dans lequel on se trouve.
D’ailleurs pour mieux comprendre le phénomène je prend toujours l’exemple de McDonald! Une enseigne international que l’on connait tous

Ici, la culture qui domine c’est celle des opérations de promotion hebdomadaires et pas seulement pour les courses! Ainsi, un article peut-être affiché à 100$ aujourd’hui, et être à -80% demain. Ce qui laisse parfois certains Européens perplexes (moi la première d’ailleurs): s’il y a autant de marge sur le produit pourquoi ne pas l’appliquer tout de suite.

Les consommateurs nord-américains attendent donc le bon moment pour acheter à l’exception des achats d’impulsion et vous verrez que vous finirez par prendre le même réflexe très rapidement.

Il va donc falloir rendre visite à plus d’un supermarché, plus d’une pharmacie (oui, ça fonctionne même pour les pharmacies), ou n’importe quelles autres enseignes selon les produits que vous cherchez!

J’imagine que vous devez déjà avoir envie de vous “arracher les cheveux”, comme on dit chez moi.
C’était le cas pour mon frère et ma soeur. Trainer dans les supermarchés pendant des heures à examiner les rayons et les étiquettes de tous les produits c’est loin d’être l’activité favorite d’un adolescent…
Vous devriez les voir aujourd’hui, ils sont plus au courant des prix et des offres que nous parfois!

La bonne nouvelle c’est que si nous avons survécu avec 5 bouches très compliqués à nourrir.
- “Je tiens à souligner le “très compliqués” parce que niveau casse-noisette on se pose là!”.
Vous y arriverez aussi!

Voici donc 3 solutions pour consommer sans se ruiner:
Effectuer la visite des différents magasins en ligne. Pratique si vous avez du temps et des enfants…
Vous rendre directement sur place. Ou alors…
- “Roulement de tambour s’il vous plait!”.
Eplucher les flyers du Jeudi en sirotant tranquillement votre café le matin que vous trouverez directement devant votre porte ou dans votre boite aux lettres.

En parlant de flyers, il existe une arme secrète: Une application fantastique que tous les locaux utilisent et que vous pourrez vous aussi télécharger via Google Play ou Apple qui s’appelle Weekly Flyers!
Le mode d’emploi: Il vous sera demandé de sélectionner les enseignes qui vous intéressent (supermarché, outils, décoration, bricolage, il y en a pour tout les gouts!). L’application fera ensuite le reste et vous pourrez ainsi consulter facilement toutes les promotions disponibles en temps réel selon vos besoins!

Une autre astuce, ce sont toutes les cartes de fidélités (pas les cartes de crédit) que les enseignes proposent : Airmiles et Optimum sont les plus courantes. C’est gratuit et, bonne nouvelle, l’Airmiles est utilisable même pour l’essence. Quand vous avez 95 points sur votre carte, c’est 10$ de moins sur votre facture!
- “Que demande le peuple!”.

Pour finir et pour vous donnez une idée d’un budget moyen d’épicerie par semaine, ce que je peux vous dire, c’est que le notre tourne aux alentours de 300$ à 350$ par semaine pour une famille de 5 personnes.
- ““Pas si pire”, comme on dit ici!”.

Soyez donc rassurés, ça fait un an que je suis ici et je n’ai pas changé mes habitudes alimentaires pour trois sous. Je mange quasiment les mêmes choses qu’en France. Certains produits sont devenus plus exceptionnels. D’autres ont été remplacés par des produits locaux.
Puis je me dis que c’est aussi ça s’adapter!

Vous dire que vous trouverez tout ce que vous consommiez en Europe ou dans votre pays d’origine serait mentir, mais dans l’ensemble avec un peu de patience et d’astuces, vous deviendrez Canadien en moins de temps qu’il ne faut pour le dire!

Evidemment, certaines petites choses me manquent. Le Ice-Tea de la marque Lipton par exemple, les napolitains et les liégeois ou le chocolat Milka…
- “Ah! le chocolat Milka…”.

Mais sincèrement du moment que j’ai mon Tartare-Frites, je peux me sentir chez moi partout!

J’espère que cet article vous a plu et bien entendu si vous avez des questions vous savez où me trouvez!

Bonne journée les amis!

Tennessee 

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