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TENNESSEE BERDAT
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L’été du changement

L’été du changement

Chers Outsiders,

Vous avez été nombreux à me contacter suite à mon dernier post sur Instagram curieux de savoir quelles pouvaient être les motivations de cette “nouvelle vie”?

Je vous dirais donc simplement que je croulais sous le travail sans pour autant avoir l’impression d’accomplir quelque chose et que je voulais que ça change.

Mes débuts de néo-brunswickoise n’ont pas été très simple. Hors du système scolaire, en recherche d’emploi et en pleine installation, j’étais complètement isolée.

Les trois premiers mois qui sont pour la plus part les meilleurs, ont été pour moi les plus dures. Très active et bonne vivante, j’ai toujours apprécié être en extérieur. Sortir, rire et bouger c’était mon quotidien. Pour être tout à fait honnête en France comme en Italie, je ne rentrais chez moi que pour manger, me doucher et dormir.
- “Uniquement parce que dormir sur la plage était interdit!”.

A mon arrivée ici ce fut l’opposé.
- “Le choc culturel drastique quoi!”.
Je devais apprendre à vivre au rythme du froid et des tempêtes de neiges, sans amis et sans vraiment avoir les moyens de rencontrer du monde. J’avais aucun réseau, aucun moyen de savoir ce qu’il pouvait se passer dans les alentours. J’étais en mode découverte sans jamais quitter mon trou.
- “Thank God, on a Netflix!”.

J’avais tout de même la chance de partager cette expérience avec ma famille sans quoi je ne me serais pas fait prier pour remonter dans l’avion.
Je tiens d’ailleurs à souligner combien de courage il faut avoir pour vivre cette expérience seul et sans aucun soutien que ce soit direct ou indirect. Si vous êtes dans ce cas ne baissez surtout pas les bras, vous avez toute mon admiration sachez-le!

Jamais je n’aurais imaginer ne serait-ce une seconde qu’à 23 ans la seule sortie que je ferais c’était pour aller faire les courses. J’était un lion coincé entre les 4 murs qui me séparaient de ma nouvelle vie et tentant désespérément de trouver le moyen d’en briser un.

Trois mois plus tard c’en était trop. Je cherchait initialement un emploi dans l’industrie du textile et de la vente. J’ai par la suite changé mon fusil d’épaule en optant pour la restauration.
- “On s’adapte quoi!”.

Evidemment et comme après tout traumatisme j’étais encore une fois dans les extrêmes. De sans emploi j’en avais maintenant deux voir même trois.
- “Un peu comme quand tu passes de célibataire à en couple. Personne te veux et d’un coup va comprendre tout le monde t’aime!”.

Non pas parce que j’avais financièrement besoin de cumuler deux job mais parce que tout ce qui comptait alors pour moi c’était de rester le plus possible loin de chez moi en espérant que ça m’aurait permis par quelque moyen que ce soit de rencontrer du monde.

Bon, j’ai rencontré personne. C’est l’inconvenient lorsqu’on choisit un travail qui se déroule généralement lorsque les autres sortes. Mais j’ai appris beaucoup de cette expérience qui m’a d’ailleurs aussi permis de m’acheter une voiture et ça c’est non-négligeable.
- “Mon précieuuux!”.

Bref, c’est ainsi qu’à commencer ma petite vie de serveuse.

J’ai par la suite, courant septembre, décidé de ne travailler que dans un seul et unique restaurant à plein temps. J’avais beaucoup de projet, dont le blog et j’espérais ainsi avoir beaucoup plus de temps libre pour les mettre à exécution.

Malheureusement le monde de la restauration c’est aussi imprévisible que la méteo au Nouveau-Brunswick.
- “Quand t’as la Chkoumoune, tu l’as jusqu’au bout!”.
Si ce matin il fait beau et tout va bien, rien ne vous assure que ce soir il ne grêle pas.

Puis je dois aussi vous avouez que je viens d’avoir 24 ans…
- “Et bim, dans ta tronche!”.
…et de me dire que dans un an j’en aurais 25….
- “C’est bien… Tu sais compter!”.
…ça m’a fait un choc.

Ce qui bien évidemment n’a fait qu’accentuer ma continuelle remise en question.

- “Oui, je sais, je suis jeune…”.
Disons juste que j’ai toujours eu une idée très clair de ce que je voulais et que j’ai pas vraiment l’impression d’être là ou j’espérais être.
- “Nineeeette!”.

Bon, j’avoue qu’à 15 ans je pouvais pas non plus imaginer que j’aurais déménagé 8 ans plus tard à 9000km de chez moi. Ce qui a très légèrement retardé mes plans…

J’ai donc décidé de sortir de mon confortable petit train-train quotidien de serveuse et de me remettre en quête d’un emploi qui m’aurait enfin remise sur la voie de mes objectifs.
- “Après tout mieux vaut tard que jamais…”.
Ouais… C’est définitivement pas mon truc de baisser les bras.

Et là, étant donné que le soleil brille pour tous, je tombe sur le job de mes rêves, ma petite lumière au bout du tunnel.

Bon, si je vous écris à propos de ma petite pause estival, c’est que j’ai pas atteint le bout du dit tunnel.
- “Comme quoi même moi qui suis ici depuis prés d’un an et demi, ça m’arrive encore de galerer aussi.”

Je reste cependant convaincu que quelque chose de génial m’attend quelque part.
- “Le plus dure reste encore de trouver où!”.

Pour la première fois depuis que j’ai 15 ans, j’ai donc décidé de profiter de mon été et de le dédier à ce qui me tient vraiment à coeur: Vous aidez vous mes chers amis et trouver un job, un vrai, qui me fasse vraiment vibrer.

Evidemment l’accro du travail que je suis a quand même trouver un petit emploi de survit.
- “De rester à rien faire, moi ça me rend folle!”.

Je navigue donc à vu sans vraiment savoir vers où. Je vous avouerais que ça me terrorise un peu même si lâcher prise ça fait quand vachement de bien. En tout cas j’espère qu’après ces deux mois j’y verrais enfin plus clair...

Je vous remercie encore pour tout votre soutien et je suis là si vous avez besoin de quoi que ce soit!

Je vous adore!

Tennessee

Le Wharf de Pointe-du-Chêne

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Le pays idéal, ce mythe

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